top of page
Typographie

Chiffres et repères

La solitude et l’isolement social ne sont ni des phénomènes marginaux, ni des réalités réservées à certains âges de la vie. Ils concernent des millions de personnes en France et constituent aujourd’hui un enjeu de santé et de société.

1.png

des Français déclarent se sentir seuls la plupart du temps ou tout le temps

Source : Commission européenne, Joint Research Centre, EU Loneliness Survey 2022, publiée en 2023. L’enquête a été menée fin 2022 auprès de plus de 25 000 personnes dans les 27 pays de l’UE. Pour la France, les données du JRC situent la prévalence autour de 15 % selon cette définition.

3.png

des 65 ans et plus déclarent se sentir régulièrement seuls

Source : Ifop, enquête sur la solitude réalisée pour Astrée, janvier 2024. Dans le tableau « Solitude ressentie : zoom sur le profil des personnes se sentant régulièrement seules », le taux est de 44 % pour l’ensemble des répondants, 62 % chez les 18-24 ans et 37 % chez les 65 ans et plus.

2.png

des 18-24 ans déclarent se sentir régulièrement seuls.

Source : Ifop, enquête sur la solitude réalisée pour Astrée, janvier 2024. Dans le tableau « Solitude ressentie : zoom sur le profil des personnes se sentant régulièrement seules », le taux est de 44 % pour l’ensemble des répondants, 62 % chez les 18-24 ans et 37 % chez les 65 ans et plus.

4.png

de probabilité de mortalité associée à la solitude.

Source : Holt-Lunstad J., Smith T.B., Baker M., Harris T., Stephenson D. (2015), Loneliness and Social Isolation as Risk Factors for Mortality: A Meta-Analytic Review, Perspectives on Psychological Science, 10(2), 227-237. DOI : 10.1177/1745691614568352. La méta-analyse trouve un odds ratio de 1,26 pour la solitude, 1,29 pour l’isolement social et 1,32 pour le fait de vivre seul.

La Fondation de France a publié le 20 janvier 2026 la 15e édition de son étude sur les solitudes, à partir d’une enquête conduite par le Crédoc en juillet 2025 auprès de plus de 3 000 personnes résidant en France, complétée par une enquête ethnographique.

  • 24 % des Français se sentent seuls, soit près d’un Français sur quatre.

  • 32 % sont en situation d’isolement relationnel selon l’indicateur utilisé dans cette édition.

  • En milieu rural, 14 % des habitants sont isolés, contre 9 % dans l’agglomération parisienne et les grandes villes. En trois ans, le taux rural est passé de 11 % à 14 %.

  • À l’inverse, la solitude ressentie est plus forte dans les grandes villes : 28 % des habitants des villes de plus de 100 000 habitants se sentent seuls, contre 21 % en milieu rural.

  • 45 % des personnes au chômage se sentent seules, contre 25 % des actifs occupés.

  • 20 % des personnes au chômage sont isolées, soit environ trois fois plus que les actifs occupés.

  • 16 % des personnes disposant de revenus modestes sont isolées, soit trois fois plus que celles disposant de hauts revenus.

  • 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées.

  • Les amis sont le réseau de sociabilité le plus fréquemment mobilisé (58 %), devant les voisins (54 %) et la famille (52 %).

solitudes-2025_page-0001.jpg

L’Organisation mondiale de la santé a publié le 30 juin 2025 le premier rapport de sa Commission sur le lien social, From loneliness to social connection: charting a path to healthier societies. Ce rapport de référence rassemble les données internationales disponibles sur la solitude, l’isolement social et le lien social, leurs effets sur la santé et la société, ainsi que les leviers d’action. L’OMS appelle à considérer la santé sociale avec la même attention que la santé physique et mentale.

  • 1 personne sur 6 dans le monde a ressenti de la solitude sur la période 2014-2023.

  • Les jeunes de 13 à 29 ans sont particulièrement concernés : environ 17 à 21 % déclarent ressentir de la solitude, avec des niveaux plus élevés chez les adolescents.

  • La solitude est davantage rapportée dans les pays à faible revenu : environ 24 % de la population, contre 11 % dans les pays à revenu élevé.

  • L’OMS estime qu’environ 871 000 décès par an dans le monde sont associés à la solitude, soit près de 100 décès par heure, sur la base des estimations portant sur la période 2014-2019.

  • Les personnes qui ressentent de la solitude présentent environ deux fois plus de risque de développer une dépression.

  • Solitude et isolement social sont également associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires, AVC, hypertension, diabète, anxiété et mortalité prématurée.

  • Les conséquences dépassent largement la santé : l’OMS relève également des effets sur la réussite scolaire, l’emploi, la cohésion des communautés et le développement économique.

whocsc-plainlanguage-fr_page-0001.jpg

En octobre 2025, l’OCDE a publié son premier grand rapport consacré aux liens sociaux et à la solitude dans les pays membres. Il analyse trois dimensions complémentaires du lien social : la structure des relations, leur fonction de soutien et leur qualité ressentie. Pour la France, plusieurs résultats attirent particulièrement l’attention.

  • 11 % des personnes interrogées en France déclarent s’être senties seules « la plupart du temps » ou « tout le temps » au cours des quatre semaines précédentes, en 2022. La France se situe ainsi à un niveau élevé parmi les pays étudiés par l’OCDE.

  • Entre 2018 et 2022, la progression de la solitude en France a été particulièrement marquée chez les 65 ans et plus. À l’inverse, les 18-24 ans y ont connu une progression moins forte que dans de nombreux autres pays de l’OCDE.

  • Seuls 25 % des répondants français déclarent avoir « toujours » quelqu’un vers qui se tourner pour leur prêter de l’argent en cas de besoin, un indicateur de soutien matériel particulièrement faible dans les comparaisons internationales du rapport.

  • En France, 14 % des personnes interrogées déclarent ne pas avoir d’amis ayant des opinions politiques différentes des leurs, et 21 % ne pas avoir d’amis d’une autre religion. Ces données renseignent une autre dimension du lien social : la diversité des réseaux et l’existence de liens entre groupes différents.

  • Comme dans la plupart des pays de l’OCDE, les données françaises s’inscrivent dans une transformation plus générale des sociabilités : moins de rencontres en face à face et davantage de contacts à distance au cours des quinze dernières années.

OECD (2025), Social Connections and Loneliness in OECD Countries, OECD Publishing, Paris,

En 2024, le Joint Research Centre de la Commission européenne a publié Loneliness in Europe. Determinants, Risks and Interventions, à partir de la première grande enquête européenne harmonisée sur la solitude. L’EU Loneliness Survey a été menée fin 2022 auprès de plus de 25 000 personnes dans les 27 États membres, avec un échantillon complémentaire probabiliste dans quatre pays, dont la France.

  • 13 % des Européens déclarent s’être sentis seuls la plupart du temps ou tout le temps au cours des quatre semaines précédentes.

  • 35 % déclarent avoir ressenti de la solitude au moins une partie du temps.

  • La solitude est plus fréquente chez les jeunes, et sa prévalence diminue globalement avec l’âge, le revenu et le niveau d’éducation.

  • Les personnes confrontées à une séparation, une perte d’emploi ou la fin des études présentent plus souvent des niveaux élevés de solitude.

  • La présence de plusieurs relations significatives est associée à moins de solitude, mais la fréquence des contacts compte également.

  • La solitude est fortement associée à une moins bonne santé mentale et physique.

  • Seulement 43 % des répondants déclarent connaître l’existence d’actions ou de dispositifs contre la solitude dans leur pays.
    73 % estiment que les individus et les familles doivent jouer un rôle majeur dans le soutien aux personnes seules, ce qui montre aussi à quel point la solitude reste souvent pensée comme une responsabilité privée.

978-3-031-94565-6.webp
bottom of page